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  Lou Reed R.I.P

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brucath
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MessageSujet: Lou Reed R.I.P   Lun 28 Oct - 16:59

La mort du musicien américain Lou Reed, dimanche 27 octobre à New York, à l'âge de 71 ans

Lou Reed, en 1966.




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MessageSujet: Re: Lou Reed R.I.P   Lun 28 Oct - 16:59

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MessageSujet: Re: Lou Reed R.I.P   Lun 28 Oct - 17:03

Lou Reed en 2000 au Printemps de Bourges.


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MessageSujet: Re: Lou Reed R.I.P   Lun 28 Oct - 17:04

Avec le Velvet Underground, il avait réinventé le rock'n'roll, dix ans après Elvis Presley





Le musicien, âgé de 71 ans, avait subi une greffe du foie plus tôt dans l'année. Selon son agent au Royaume-Uni, Andrew Wooliscroft, interrogé par les quotidiens britannique The Guardian et américain The New York Times, sa mort est liée à cette opération.
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MessageSujet: Re: Lou Reed R.I.P   Lun 28 Oct - 17:06

Lou Reed est né le 2 mars 1942 à Brooklyn dans une famille juive (il avait consacré un bref documentaire, Red Shirley, à l'une de ses tantes, née en Biélorussie et devenue militante syndicaliste au Canada). Il a grandi sur Long Island dans une banlieue conformiste. A l'adolescence, sa bisexualité lui vaut plusieurs séances d'électrochocs, une expérience qu'il a relatée dans la chanson Kill Your Sons (1974).
Au début des années 1960, à l'université de Syracuse, il étudie avec le poète Delmore Schwartz, qui élargit les horizons littéraires de ce garçon passionné aussi bien par le rhythm'n'blues que par le free jazz. A New York, où il s'installe en 1964, Reed fait la connaissance d'un musicien gallois, guitariste et altiste, proche des milieux de la musique contemporaine, John Cale, avec qui il forme un groupe dont les avatars successifs sont baptisés Primitives, Warlocks et enfin Velvet Underground.
Avec le guitariste Sterling Morrisson et la batteuse Moe Tucker, Reed et Cale conçoivent un son aux antipodes des expériences psychédéliques euphoriques du moment, qu'ils mettent au service des textes de Lou Reed, qui déclinent les facettes les plus sombres de l'expérience humaine, addiction, désespoir... Cette attitude singulière les fait remarquer par Andy Warhol, qui intègre le Velvet Underground à la mise en scène permanente de la Factory, son atelier-usine-studio de cinéma.




VELVET UNDERGROUND - Sunday Morning

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MessageSujet: Re: Lou Reed R.I.P   Lun 28 Oct - 17:10

En 1967, Warhol dessine la pochette de The Velvet Underground & Nico, le premier album du groupe, auquel l'artiste a adjoint la chanteuse et mannequin Nico. Parmi les chansons, Heroin, autoportrait d'un junkie, frappe par sa brutalité et sa force d'évocation. "Très peu de gens ont acheté ce disque, mais chacun d'entre eux a formé un groupe", a dit de cet album Brian Eno. Le musicien et producteur britannique, fondateur de Roxy Music, était bien placé pour mesurer l'influence déterminante du disque et de ceux qui l'ont suivi : White Light/White Heat, encore plus radical, The Velvet Underground, plus mélancolique, qui voit le groupe passer sous le seul contrôle de Lou Reed après la rupture avec John Cale, et enfin Loaded. En 1970, c'est au tour de Lou Reed de quitter le Velvet Underground.


Velvet Underground - Heroin (live in Paris)


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MessageSujet: Re: Lou Reed R.I.P   Lun 28 Oct - 17:11

Après un premier album solo qui sombre sans laisser de traces, il enregistre Transformer en 1972, sous l'égide de David Bowie, nouvelle idole du moment. On y trouve, parmi d'autres classiques, Walk on the Wild Side, fresque de quatre minutes représentant la Factory de Warhol et le demi-monde qui l'entourait. Malgré ses paroles transgressives (on entendait rarement parler de sexe oral à la radio à l'époque), la chanson est un succès international et met enfin Lou Reed au premier rang des rock stars.

Lou Reed - Velvet Underground - Walk on the wild side - 80's

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MessageSujet: Re: Lou Reed R.I.P   Lun 28 Oct - 17:12

Il enchaîne avec Berlin, album baroque, presque une comédie musicale, peuplée de fantômes et de marginaux, faisant ainsi œuvre de pionnier en plaçant l'ex-capitale allemande, divisée par le mur, isolée du monde, sur la carte de l'avant-garde du rock 'n' roll. David Bowie et bien d'autres lui emboîtent aussitôt le pas. Après Sally Can't Dance, Lou Reed publie en 1974 Rock'n'Roll Animal, un album en public, à la limite du heavy metal, qui lui vaut un immense succès commercial. On le croirait presque rentré dans la norme, mais en 1975, il publie Metal Machine Music, un double album bruitiste dans lequel une petite minorité devine un chef-d'œuvre, pendant que le reste du monde se bouche les oreilles.
La fin des années 1970 est marquée par une série d'albums de moindre intensité, même si l'on y trouve presque toujours des titres dignes d'intérêt. En 1980, on voit Lou Reed sous les traits d'un producteur tyrannique et malhonnête dans One Trick Pony, un film produit et interprété par Paul Simon, autre auteur-compositeur-interprète new-yorkais que tout oppose à son contemporain.
En 1982, la sortie de l'album The Blue Mask lui vaut à nouveau les faveurs de la critique, qui lui gardera sa bienveillance jusqu'à la fin, malgré les mauvaises manières du musicien à l'égard de la presse, qu'il méprisait sans s'en cacher. Il enregistre les albums New York (1989) et Magic and Loss (1992), qui reviennent à un son dépouillé fait de guitares entremêlées (à cette époque, Lou Reed aimait à consacrer une bonne part de ses interviews aux problèmes de bobinage des micros de guitare électrique).
En 1990, à la Fondation Cartier de Jouy-en-Josas, le Velvet Underground se reforme à l'occasion d'une exposition consacrée à Andy Warhol, mort en 1987. Lou Reed et John Cale se sont par ailleurs retrouvés pour composer et enregistrer l'album Songs for Drella, qui évoque la vie et la carrière du patron de la Factory. Cette réunion est suivie d'une tournée européenne en 1993, qui commence par Prague. Le Velvet Underground a profondément influencé la dissidence culturelle en Tchécoslovaquie sous le régime communiste, et le président Vaclav Havel, fan déclaré du groupe, le reçoit officiellement. La tournée n'est pas un grand succès musical et les tensions entre Reed et Cale restent vives.
Lou Reed, qui vit avec l'artiste Laurie Anderson depuis la fin des années 1990 (ils se sont mariés en 2008), est devenu une figure de la scène artistique internationale. Il compose pour la Brooklyn Academy of Music (Songs for Drella), adapte Edgar Allan Poe (The Raven) dans le cadre d'une collaboration avec Bob Wilson, ou Frank Wedekind (Lulu, enregistré avec Metallica en 2011). Il expose ses photographies (des paysages), présente son court-métrage dans les festivals, tourne dans le monde entier pour proposer une mise en scène de Berlin dans un décor du peintre Julian Schnabel. Et puis, brusquement, plus rien. Seulement le chant des filles qui font doo doo-doo...
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MessageSujet: Re: Lou Reed R.I.P   Lun 28 Oct - 17:13

1964 : Il est auteur-compositeur chez Pickwick.
1965-1970 : Il fonde le Velvet Underground, avec John Cale, Sterling Morrison, Maureen "Moe" Tucker et enregistre plusieurs disques : The Velvet Underground & Nico, White Light/White Heat, The Velvet Underground, Loaded. Après la séparation du groupe, d'autres disques sont publiés : Live 1969, Live at Max's Kansas City, V.U., Another View.
1972 : Début de sa carrière solo, avec Lou Reed, puis Transformer (Walk on the Wild Side).
1973 : Berlin.
1976 : Coney Island Baby. Les années qui suivent marquent un passage à vide.
1989 : New York.
1990 : Songs for Drella, avec John Cale.
1992 : Magic and Loss.
1996 : Set The Twilight Reeling.
2000 : Ecstasy.
2003 : The Raven.
2007 : Hudson River Wind Meditations.
2007 : Reprise sur scène de l'album Berlin, échec commercial en 1973.
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MessageSujet: Re: Lou Reed R.I.P   Lun 28 Oct - 17:14

A l'écoute de Berlin, on a du mal à comprendre le cinglant échec commercial et critique subi par le troisième album solo de Lou Reed, à sa sortie, en octobre 1973. C'est le "disque le plus déprimant de la décennie", estime un critique du magazine américain Rolling Stone, un "désastre entraînant l'auditeur dans un demi-monde distordu et dégénéré".
Aujourd'hui, cet album conceptuel est considéré comme un des chefs-d'oeuvre les plus influents de l'histoire du rock, une chronique de la déchéance célébrée pour sa maîtrise poétique, son inspiration mélodique et la puissance de ses arrangements. Lou Reed en présente pour la première fois la version scénique. Accompagné d'un groupe, d'une chorale d'enfants, de sections de cordes et de cuivres, le New-Yorkais interprète l'intégrale de cette oeuvre, mise en scène pour l'occasion par son ami, le peintre et réalisateur Julian Schnabel. En tournée européenne, après des premières triomphales au St Ann's Warehouse de Brooklyn, le spectacle passe par la France, le 23 juin à Paris, le 3 juillet à Lyon, au Festival des Nuits de Fourvière, et le 4 juillet, lors des Rencontres de la photographie, à Arles.
Lou Reed a glissé progressivement du statut d'artiste incompris et confidentiel à celui de parrain, parmi les plus vénérés, des esthètes du rock. Inversement proportionnel à son succès commercial, son impact artistique a provoqué de premières étincelles au milieu des années 1960, avec le Velvet Underground, sous le patronage d'Andy Warhol. Avec ce groupe, le rock, confronté aux déviances et à la désillusion, perdra son sourire adolescent.
"Avec le Velvet, nous vendions peu, nous raconte Lou Reed, attablé à la terrasse d'un restaurant italien chic de West Village, dans Manhattan, mais on dit que tous ceux qui achetaient un de nos disques formaient un groupe. Berlin n'a pas vendu beaucoup, mais comme Spencer Tracy disait de Katherine Hepburn : "Il y a peu de viande dessus, mais elle est de qualité !""
A 64 ans, le chanteur a gardé la ligne. Tee-shirt, collier de perles colorées et lunettes design ne masquent pas les rides, mais un corps sec prouve qu'après les excès des années 1960 et 1970 la sobriété et le tai-chi ont porté leurs fruits. Son visage donne l'impression de réunir tous les personnages qu'il a pu incarner : l'ange noir, le rebelle androgyne, le misanthrope, le samouraï intello du rock.
Si Lou Reed a récemment publié un disque de musique méditative, sa voix monocorde reste prompte à fusiller les journalistes. Elle se réchauffe pourtant à l'évocation de Berlin, fier de confondre ses premiers détracteurs. "Je suis de l'université Andy Warhol, nargue-t-il. L'establishment le traitait d'arnaqueur. Il restait stoïque. A sa mort, il est devenu un génie visionnaire. Berlin, à sa sortie, ne pouvait être plus détesté, mais ces critiques n'avaient aucun sens pour moi. Je l'aimais à l'époque, je l'aime toujours."
Début 1973, Lou Reed avait pourtant la cote. L'année précédente, il avait publié l'album Transformer, produit par David Bowie, un succès amplifié par ce qui demeure aujourd'hui le seul hit de sa carrière : Walk On The Wild Side. L'efficacité glam rock de ces chansons avait fait passer des thèmes tabous (homosexualité, prostitution, usage de stupéfiants). Mais l'ancien leader du Velvet était déjà en quête d'autres moyens de rapprocher sa musique d'ambitions plus littéraires.
"Dans les pièces et les livres, l'auteur a le droit de décrire ce qui se passe réellement", s'étonne Lou Reed. "Pourquoi la vérité des faits et des sentiments était-elle refusée aux chansons ?" Il ne trouvera pas seul les clés de son album-roman. Engagé comme producteur alors qu'il n'a encore que 22 ans, le Canadien Bob Ezrin permettra d'accoucher le concept.
"Lou Reed représentait à la fois une force séminale du rock et un écrivain capable de condenser une vie dans une chanson de trois minutes, se souvient Ezrin. Je me suis dit : pourquoi ne pas lui permettre d'écrire son roman ?"
Lors d'une de leurs premières rencontres, le jeune Ezrin prendra en exemple une chanson, Berlin, déjà publiée, en 1972, sur le premier album solo du chanteur. "La chanson parlait de deux amants. Je lui ai dit : "Qu'arrive-t-il aux personnages ? Pourquoi ne pas les retrouver dans d'autres chansons, liées les unes aux autres ?" Un mois après, il avait tout écrit." Hormis la chanson-titre, Lou Reed recycle trois morceaux qui s'intègrent à une nouvelle trame : l'histoire de Jim et Caroline, de leur amour miné par la drogue, la débauche, la jalousie, la violence, jusqu'au suicide de Caroline, à qui on a retiré ses enfants.
Le chanteur n'avait encore jamais mis les pieds à Berlin. Grand amateur d'expressionnisme allemand, il s'intéresse surtout à la force symbolique du Mur, métaphore de la séparation et de la schizophrénie d'antihéros qui enterrent le rêve hippie avec une radicalité annonçant les punks.
Jamais, dans le rock, on n'avait parlé aussi crûment de la glaciation des relations humaines. "La pop ne parle jamais d'amour de façon réaliste, observe le chanteur. Je voulais évoquer de vraies émotions, imaginer comment aurait procédé Hubert Selby Jr s'il avait écrit du rock. Le sujet principal de Berlin est la jalousie, un sentiment partagé par tous. Ça n'aurait pas dû poser tant de problèmes."
On sait qu'à l'époque le chaos régnait dans la vie sentimentale de Lou Reed. La fin de son héroïne serait directement liée à deux suicides qui l'ont affecté en 1973 : celui (manqué) de sa propre femme, Betty Kronstadt, et celui d'Andrea Feldman, une égérie warholienne. Passé alors de l'héroïne aux abus d'amphétamines, l'artiste avait vécu de l'intérieur certaines expériences de Berlin. Lou Reed a la faculté de se glisser dans la peau de ses personnages. "A l'origine, dit-il, je voulais devenir acteur, pas auteur. J'ai suivi des cours d'art dramatique, mais ça n'a pas marché. Mes chansons sont finalement mes monologues. Berlin a une dimension théâtrale, ma version d'une pièce de Tennessee Williams écrite par William Burroughs."
Fasciné par les chansons de Lou, Bob Ezrin va s'investir avec la même ambition dans l'écriture des arrangements. Du dépouillement le plus déchirant à la grandiloquence la plus baroque, son travail, très marqué par Kurt Weil, fera beaucoup pour la légende de cette symphonie malade. Réputé jusqu'alors pour ses collaborations avec Alice Cooper, pas encore célèbre pour ses productions aux côtés de Kiss, Peter Gabriel ou Pink Floyd, le gamin de Toronto sera aussi responsable d'un formidable casting de musiciens : le bassiste Jack Bruce, le batteur Aynsley Dundar, le claviériste Steve Winwood, l'époustouflant guitariste Steve Hunter...
L'enregistrement se passe à Londres dans une ambiance de travail intense et de dérives chimiques. "Lou traversait une période très difficile, mais nous essayions de rester concentrés sur le projet. Malgré les dealers et les stars, comme David Bowie, qui passaient nous voir."
Des anecdotes de production deviendront mythiques. Ainsi les pleurs déchirants des enfants implorant leur mère sur la chanson The Kids sont parfois attribués à Lou Reed annonçant aux deux petits garçons d'Ezrin la mort de leur maman. "Je me suis contenté de dire à mon plus jeune fils qu'il était l'heure de se coucher", corrige le producteur. "Il s'est donc mis à pleurer, réclamant sa mère. J'ai tout enregistré."
Autant d'efforts et d'excès fragiliseront la santé mentale des protagonistes. Lou Reed admet qu'il ne se souvient plus de grand-chose. Ezrin plongera dans une grosse dépression. Un malaise accentué par l'accueil catastrophique réservé par la maison de disques, RCA, et la plupart des journalistes. Un échec qui anéantira, à l'époque, toute velléité de tournée. "Pourtant, explique Lou Reed, ce projet avait une ambition scénique. Bob a gardé tous les croquis que nous avions imaginés pour la mise en scène."

Andy Warhol lui-même avait encouragé son ami à porter Berlin sur scène. "Là encore, je ne m'en souvenais plus, mais le musée Warhol m'a fait écouter une conversation entre moi et Andy - il enregistrait tout - où il est question de ça."
D'autres, depuis, sont revenus à la charge jusqu'à l'heureux dénouement de la tournée actuelle. "Mon amie Susan Feldman m'en parlait depuis des années, se souvient Lou Reed. Julian Schnabel voulait en faire un film. Ezrin et Steve Hunter me tannaient également. Je me suis dit : pourquoi pas ?"
"Quand Lou m'a dit qu'il s'y mettait, dit Schnabel, j'étais en plein tournage de mon film Le Scaphandre et le Papillon, mais il était impossible de refuser. Berlin fait partie de mes disques de chevet." Sa fille, Lola Schnabel, a tourné de petits films, avec Emmanuelle Seigner dans le rôle de Caroline, destinés à être projetés sur scène. Le peintre a conçu gratuitement les décors. "Dans "Lady Day", il est dit : "Elle sort vers l'hôtel qu'elle appelle sa maison/Il y a des murs verdâtres/Une salle de bain dans l'entrée." J'ai pris une vingtaine de mes toiles, je les ai transformées en papier peint pour cette chambre d'hôtel minable." Schnabel a également filmé les concerts au St Ann's Warehouse, pour un film, Berlin, qui sera présenté le 4 septembre au festival de Venise, avant de sortir en salles, puis en DVD.
Heureux de cette résurrection, Bob Ezrin a un regret : "Avec le temps, Berlin a été accepté, l'histoire ne choque plus. A l'époque, elle était subversive."
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MessageSujet: Re: Lou Reed R.I.P   Lun 28 Oct - 17:26

AEROSMITH, ALICE COOPER, BLACK SABBATH, GUNS N' ROSES, MOTÖRHEAD Members Pay Tribute To LOU REED


Members of the hard rock/heavy metal world have paid tribute to legendary New York City icon LOU REED - who was leader of the influential VELVET UNDERGROUND. He died yesterday (Sunday, October 27), at the age of 71. His last recordings included a collaboration with METALLICA on Lulu and also was a member of the Rock And Roll and Long Island Music Hall Of Fame.


AEROSMITH's Steven Tyler: "RIP to a great friend a fellow musician. From maxes to the masses you made the world sing. I love you Lou!"

SLASH: "Haven't really accepted the reality of the loss of Lou Reed. Still trying to process it. Denial I guess.

ALICE COOPER: "1 of the true originals in rock. A MASTER. New York personified. Lost a great poet & a great friend. RIP"

RONNIE JAMES DIO Facebook: "Rest In Peace Lou Reed. You are with Ronnie now. You will be missed!
THE WHO: "R.I.P. Lou Reed. Walk on the peaceful side."

MOTÖRHEAD: "RIP Lou Reed. You will be missed!"

Geezer Butler (BLACK SABBATH): "Lou Reed, R.I.P."

GUNS N' ROSES: "I'm an artist and I can be as egotistical as I want to be" RIP Lou Reed

Nikki Sixx (MÖTLEY CRÜE): "RIP Lou Reed.Thank you for your beautiful/dark lyrics/music and stance on life.You inspired me from my teenage years right up till today.I remember your albums Transformer, Rock n Roll Animal and Coney Island Baby sitting next to my beloved T Rex,Bowie,Queen And Slade albums......Travel safe..........You taught us well."

Matt Sorum (ex-Guns N' Roses, VELVET REVOLVER): "Horrible news about Lou Reed. Much too soon - RIP great poet of RNR

STONE TEMPLE PILOTS: "We love you and will miss you, Lou. Thank you for everything."

FOGHAT: "We lost one of the greats today. Lou Reed Our thoughts are with his family and friends today."

GLENN HUGHES: "RIP Lou Reed...one of a kind innovator ... Imitated by many…"

RIOT: "RIP fellow New Yorker, The Legendary Lou Reed

Michael Amott (ARCH ENEMY): "Day off in Frankfurt. Yesterday we heard the news about Lou Reed passing away. Another music legend gone... RIP Lou, safe travels."

ORPHANED LAND: "RIP Lou Reed. We will always keep on walking on the wild side."

Alex Skolnick (TESTAMENT): "Sad news. Whatever your thoughts on Lulu (& RS) set aside 4 a moment: “@RollingStone: Lou Reed has died at age 71."

JACK RUSSELL'S GREAT WHITE: "Rest in Peace Lou Reed. Rock Legend!"

MARYANN COTTON: "NOOO !! I can't believe it .. Thanks for the music Lou Reed ! R.I.P _ Now Walk on the peaceful side. Rock' N Roll !"

BLACKFIELD: "Goodbye Lou Reed. Thanks for The Velvet and so many great songs. Linger on,your pale blue eyes."

KUNVUK: "RIP Lou Reed. You were always an inspiration. We miss you already."
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