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 Sonisphere France 2013

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brucath
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MessageSujet: Sonisphere France 2013    Ven 21 Juin - 19:49

Lieu : Amnéville, FranceReporter: Report : Spade, Photos : The Inner CircleDate : 08-06-2013

Sonisphere France 2013 - Prélude & 1er jour : Vendredi 7 juin & Samedi 8 juin 2013 :


Sonisphere France, acte III ! Le fameux festival itinérant a quelque peu souffert depuis deux ans, son concept de rameuter les plus gros groupes possibles s'effondrant sur lui-même dès lors qu'il y a pénurie des dits "gros groupes". Si les trois premières éditions (2009, 2010 et 2011) ont bien réussi à faire alterner Iron Maiden et Metallica, réussissant même à organiser certaines années l'évènement dans plus de dix pays, l'année 2012 a porté une sérieuse estocade à la franchise. Nombre de pays radicalement réduit, édition anglaise se voyant annulée faute de préventes suffisantes et malgré une très belle affiche (mais dépourvue de réelle grosse tête d'affiche "metal"), édition française se retrouvant avec une affiche pauvre et jouant de malchance en subissant annulations et dommages météorologiques, bref c'était pas la joie.

Résultat des courses, en cette année 2013, le nombre d'éditions se porte au nombre de 3. France, Italie et Espagne. La bonne nouvelle, c'est qu'avec Iron Maiden qui tourne en Europe pour re-jouer son "Maiden England", la garantie d'un festival à succès est là. Il suffira de compter le nombre délirant de t-shirts à l'effigie du groupe anglais durant le week-end...

Toujours est-il que cette année, l'affiche en France a bien plus fière allure car en plus d'Iron Maiden, sont conviés Slayer, Megadeth, Motörhead, In Flames, Mastodon, Children of Bodom, Airbourne, Limp Bizkit ou encore Korn. Ce joli monde plus d'autres groupes réunis en seulement deux jours, voilà que se dessine le week-end idéal !





Vendredi 07 juin :


Mais comme il faut bien arriver un jour et s'installer, l'aventure commence un jour plus tôt, surtout quand il y a de la route à faire ! Une fois arrivés au camping, on constate rapidement que le terrain n'est pas vraiment adapté. Peu d'herbe, beaucoup de terre sèche...pas franchement idéal. Mais bon, c'est déjà bien d'avoir un tel terrain pour parquer tous ces affreux metaleux. D'autant plus qu'une partie "camping + véhicules" a été prévue, permettant de garer sa voiture (ou autre engin à 4 roues) et de planter sa tente juste à côté. Belle initiative ! Quand au reste du camping, il contient bien évidemment des stands de nourriture et de boisson mais la bonne idée est celle de la mini-supérette, contenant des sandwichs du genre Daunat, de l'eau, du Coca, des produits de toilettes et bien évidemment, de la bière en graaaaaaande quantité. un véritable Wall of Beer !

Par contre, aucun point d'ombre n'est offert et, il faut savoir que dans le Nord-Est de la France, durant l'été il fait TRÈS chaud et, la météo étant plutôt en mode "pas de nuage", on aurait apprécié de quoi s'abriter. La seule solution est d'aller se promener dans le petit bois juxtaposé qui sert aussi de chemin d'accès au site du festival.

Au niveau des festivités, le festival a prévu une programmation "off" en accès libre puisque la scène est située sur le camping. Si le ton est majoritairement hardcore et pas toujours très original, on aura par exemple le droit à Lazy Hollow", sympathique girl-band de hard rock, sorte de Crucified Barbara local. Tout ça pour dire que cela offre de quoi s'occuper durant l'après-midi, même si la chaleur et l'absence d'ombre n'encouragent pas forcément à rester plantés devant une scène durant plusieurs heures.

Enfin bref, il est maintenant temps d'aller accumuler des forces en vue des deux journées qui nous attendent ! See you Tomorrow !



Samedi 08 juin :


Petit détail amusant, l'entrée du Sonisphere est située à côté du "Snowhall Park", qui est en réalité une piste de ski indoor, ce qui veut dire que l'on peut y skier durant l'été ! Bon, à part ça, dès 10h des festivaliers se massent dans la file d'attente, comme si les portes allaient s'ouvrir par magie. Et ben non, on a dit midi, ça ouvrira à midi...

Une fois sur le site, les craintes quand à la difficulté de changement de scène s'évaporent rapidement pour un simple raison : le site n'est pas très long et du coup les deux scènes du festival ne sont pas très éloignées permettant si on le veut de pouvoir rester à un même endroit tout en les voyant très bien. Cela dit, on verra plus tard qu'au niveau de la circulation, c'est pas la joie... Au niveau des point négatifs repérés d'emblée : aucun point d'ombre à part les chapiteaux où sont disposées des tables pour se restaurer, le sol en bitume (bon ça on n'y peut rien...) et aucune indication (nom des scènes ? programme rappelé sur des bannières ? points d'eau et toilettes indiqués ?) si ce n'est sur un petit fascicule distribué à tous les festivaliers mais qui aura vite fait de se perdre alors que bon, poser trois pancartes ça ne coûte rien...





Headcharger :


Mais arrêtons de nous plaindre et attaquons avec le premier groupe du week-end, Headcharger !
Alors Headcharger est un groupe français qui tourne depuis déjà un petit moment, bien que la reconnaissance ne progresse que doucement. Mais les voilà en ouverture du Sonisphere, prêts à mettre tous les festivaliers en bonne condition. Et c'est ce qu'ils vont faire, propulsant un cocktail fait à base de hard rock et stoner mais version bien lourde et metal. Les influences rock n roll sont là, mais le traitement sonore se veut épais et bien rentre-dedans. Le chant est d'ailleurs majoritairement hurlé, preuve que l'on a bien affaire à une groupe metal... Sinon, c'est très efficace, les musiciens sont contents d'être là, le public est d'ailleurs très réceptif et on se dit que tout cela commence très bien !

Incluant à son set une reprise de Led Zep, version gros muscles, le groupe a définitivement réussi son entrée et a très certainement su intéresser un paquet de curieux ! Une demi-heure et pis c'est tout, merci d'être venus, vous avez parfaitement mis en jambe le public !




Setlist :

You Wanna Dance You Gotta Pay The Band
All Night Long
Using People as One of the Fine Arts
Dusty Dreams
Communication Breakdown
(Led Zeppelin cover)
Intoxicated








Dagoba :


Direction la scène Saturn pour un autre groupe français et pas des moindres, Dagoba ! Situés étrangement bas sur l'affiche, les marseillais n'en ont cure et vont prendre un malin plaisir à se donner à 200% durant la demi-heure qui leur est allouée. Et il faut dire que ça commence sec avec "I, Reptile", extrait de leur nouvel album. Mais pendant quelques secondes le son sera complètement niqué. Guitare et basse très faibles, batterie trop forte puis d'un seul coup, seulement la batterie moins la grosse caisse et le chant, heureusement que cela sera très rapidement corrigé car pendant trente secondes on se demandait si les ingés sons avaient bien pensé à ne pas apporter leurs moufles aujourd'hui. Malgré tout, le son restera globalement beaucoup trop axé sur la batterie...

Alors bon, Dagoba, on ne les présente plus, c'est du gros metal très musclé et globalement avare en mélodies. Se reposant sur une grosse base rythmique, Dagoba doit beaucoup à son mitrailleur en chef Franky Costanza à qui on pourrait même reprocher d'en faire un peu trop. Et bon, n'étant pas spécialement fan de leur zik, l’entame m'a bien accroché mais rapidement j'ai eu l'impression d'avoir affaire à une grosse masse sans variation. Mais bon, ce n'est pas comme si c'était une surprise pour moi donc je vais tout de même reconnaître que Dagoba a su bien imposer sa marque malgré leur court temps de jeu, aura tout de même réussi à déclencher un wall of death et a su confirmer son statut de poids lourd de la scène française.




Setlist :

I, Reptile
The Man You're Not
Black Smokers
It's All About Time
The Things Within
The White Guy
(And the Black Ceremony)









Crucified Barbara :



Place maintenant au girl-band le plus en vue du moment, Crucified Barbara ! Trainant ses guêtres depuis quinze ans, les suédoises ne sont pas des débutantes et sont venues montrer qu'une femme peut à la fois maitriser le rouleau à pâtisserie ET la guitare ! Niveau musique, pas bien compliqué, du hard rock qui dépote ! Et les demoiselles savent s'y faire, envoyant riffs avec conviction et sachant toutes très bien chanter. Contant des histoires parlant au hasard du diable, de rock et de sexe, c'est un peu les Motörhead féminines qui se tiennent devant nous et malgré pas mal de problèmes de sons (un véritable festival de larsen !), Mia Coldheart chante avec brio et communique bien avec un public assez nombreux malgré l'heure avancée et qui se montre plutôt présent. Présentant un patchwork de ses trois albums, Crucified Barbara continue d'établir sa renommée et aura su convaincre un paquet de monde en dépit de la chaleur assez étouffante qui s'installe sur le site.




Setlist :

The Crucifier
Play Me Hard
Shut Your Mouth
Rock Me Like the Devil
Motorfucker
In Distortion We Trust
Everything We Need
Sex Action








Karnivool :


Je retrouve Karnivool après un set lors du Sonisphere UK 2010 qui ne m'avait pas plus marqué que ça. Le problème c'est qu'en réalité, Karnivool n'a pas grand chose à faire au sein d'une telle affiche aussi musclée. Le groupe distillant une musique très progressive et alambiquée, sa musique a un peu de mal à passer aujourd'hui. Car le public n'est pas non plus celui d'un Prog Power ou High Voltage et la mission de Karnivool est donc de venir imposer son style. Sauf que la réception sera un peu froide. Pourtant, ce ne sont pas les qualités qui leur manquent : technicité, richesse, variété,... mais le groupe ne semble pas vraiment ici à sa place. Et malgré un dernier morceau époustouflant, la prestation restera certainement celle qui aura le moins marqué les festivaliers, surtout venus en ce jour pour bouffer du Slayer, du Korn et du Limp Bizkit. A revoir dans un cadre plus propice...




Setlist :


The Refusal
Themata
Simple Boy
Goliath
We Are
New Day








Behemoth :


On aurait pu croire que le passage de Nergal au purgatoire aurait freiné les activités de Behemoth mais il n'en est rien. Depuis son rétablissement, le groupe a repris son rythme habituel et semble même jouir d'une meilleure renommée ainsi que d'une aura plus grande. D'ailleurs, un nombre impressionnant de personnes se trouvent maintenant devant la scène Apollo pour acclamer la formation polonaise.

Et si on aurait pu penser qu'un set de Behemoth en plein cagnard était un peu dommage, le groupe s'est appliqué à faire oublier à tout le monde le temps qu'il faisait pour ne laisser parler que deux choses : la musique et la puissance. Car c'est un fait, en live, Behemoth est un vrai rouleau compresseur. Nergal en impose, sa coupe de cheveux courte offre une nouvelle perspective visuelle et ses lieutenants ne sont pas en reste, en particulier le bassite Orion à la carrure d'amoire normande.

Piochant dans pas mal d'albums en allant même chercher l'énorme Moonspell Rites (ce refrain, mon dieu...), Behemoth évite de gaspiller trop de temps et ne s'arrêtera que quelques instants le temps de remercier tout ce beau monde et de lancer un rageur et lourd de sens "IT'S GOOD TO BE ALIVE !!!". Le reste du temps ce sont des grosses ogives que le groupe propulse et au final il se sera taillé un franc succès, ce qui n'était pas forcément gagné !




Setlist :

Ov Fire And The Void
Demigod
Moonspell Rites
Conquer All
Alas, Lord Is Upon Me
At the Left Hand ov God
Chant for Eschaton 2000










Sabaton :


Et il est maintenant temps pour quelque chose de plus joyeux puisque le prochain groupe à s'élancer est Sabaton ! Malgré son récent split brutal, la formation a de plus en plus la côte, surtout en France et c'est pour cela qu'un paquet de monde se présente devant la scène Saturn. Résonne dans la sono "The Final Countdown" comme sur la tournée du groupe mais à vrai dire, envoyer le morceau EN ENTIER n'est pas forcément très judicieux, on chante on sourit mais on se dit surtout "et sinon, quand est-ce qu'ils arrivent ???". Et bien à la fin du morceau ! Et comme à l'accoutumée, le show démarre par "We Are Sabaton and this is...Ghost Divisioooon !" Et BAM BAM BAM ça fracasse et le public exulte. Cela dit, nos regards affutés auront détectés que le batteur n'est pas le tenant actuel du poste mais Snowy Shaw qu'on n'attendait de partout sauf ici ! En fait il fait de l'intérim chez Sabaton pendant que le batteur officiel de la formation s'occupe de sa famille suite à une naissance. Et le bougre s'amuse bien ! Et accessoirement il nous rappelle qu'il sait vraiment jouer de tout avec une aisance incroyable...



Sinon, quarante minutes pour Sabaton...c'est peu. Donc il va falloir enchaîner sans perdre trop de temps, quatre minutes ayant déjà été bouffée par l'intro. Et de façon assez surprenante, trois morceaux de Carolux Rex seront de sortie sur les huit que constituent le set, au détriment de certains classiques comme "Cliffs of Galipoli". Et avoir choisi le morceau éponyme reste une énigme, piste plutôt lente et martiale, pas forcément adaptée à une courte représentation qui plus est en festival. Mais bon, le public est au taquet, Joachim en a des frissons et ne peut s'empêcher de nous raconter sa vie, les problèmes d'avions qui ont pour le moment égaré une partie de leur matos et fringues ou encore le fait qu'il n'ait retenu de la tournée avec Nightmare que les mots "bière, santé, pizza et merde" (en français dans le texte).



Et globalement, les morceaux joués font un carton, "Gott Mit Uns" se révèle très joyeux (et ici chanté partiellement par les guitarises), "Primo Victoria" aura une fois de plus un succès fou et Sabaton aura même le droit d'en rajouter un peu avec "Metal Crüe". Si ce concert était bien trop court, il aura confirmé que Sabaton est une force instoppable en live et qu'elle bénéficie toujours d'un capital sympathie énorme. Maintenant, il reste à voir ce que donnera le prochain album, premier enregistré avec le "nouveau" line-up.




Setlist :

The Final Countdown
Ghost Division
Gott Mit Uns
The Lion From the North
Carolus Rex
40:1
The Art of War
Primo Victoria
Metal Crüe








Bring Me The Horizon :


Pour être honnête, pas franchement ma came. Le emo/death/metal core, très peu pour moi. Mais bon, l'occasion est là de les voir en face alors écoutons un peu. Bon ben pas mieux, le chanteur qui hurle "jump jump jump" avant même que la musique commence, la voix scream d'écorché et la voix claire fausse, je suis désolé mais non. Quand à la musique en elle-même, pourquoi pas, elle est beaucoup (mais vraiment beaucoup) trop forte, sur un malentendu ça peut passer (et encore) mais le tout sonne bien trop emoteen pour avoir un peu de crédibilité. Je veux dire, même Bullet for My Valentine assure en live. Donc voilà, je les ai vus, youpi youpi, au moins c'est fait.



Setlist :

Antivist
Empire
(Let Them Sing)
The House of Wolves
Alligator Blood
Chelsea Smile
Go To Hell, For Heavens Sake
Blessed With A Curse
Shadow Moses



Et je profiterai de la deuxième moitié de ce concert pour aller me ravitailler et c'est là que je formule une nouvelle critique quand à l'organisation du festival. Qu'il y ait un système de tickets (ou jetons ça dépend des festivals) pourquoi pas, ça a ses avantages et inconvénients mais on peut comprendre que ça soit beaucoup plus simple pour les marchands de simplement encaisser des tickets de valeur identiques. Mais alors dans ce cas là, pourquoi avoir : des stands (genre pizza) qui n'acceptent que les tickets, des stands de glaces qui acceptent tickets et espèces, puis les stands boissons qui eux n'acceptent QUE les espèces ? Pourquoi diable mettre en place un système de ticket si c'est pour avoir des stands qui ne les acceptent pas ??? J'arrive là bas avec 20€, j'échange ça naïvement contre 10 tickets (ami lecteur, tu as fait le calcul, 2€ le ticket), bim, je ne peux plus m'acheter à boire. Avouez que c'est couillon. Le prix des boissons est trop irrégulier (1€ la bouteille d'eau, 2.5€ l'oasis par exemple) pour s'adapter aux tickets ? J'ai envie de dire "c'est pas notre problème", arrangez-vous, faites des tickets à 1€ au lieu de 2€ et de toutes façons, indiquez clairement les choses c'est tout. Et puis tant qu'à faire, une pancarte qui indique CLAIREMENT les guichets pour retirer les tickets, ça mange pas de pain...



Amon Amarth :


Après cette super pause manger, retrouvons LES VIKINGS !!! Amon Amarth est dans la place et a apporté son fier drakkar ! La claaaaasse ! Sur le point de sortir un nouvel album, Amon Amarth est toujours officiellement en "tournée pour Surtur Rising" donc c'est avec l'opener de ce dernier, "War of the Gods" que la bataille commence. Et si ce morceau n'a absolument rien d'original, du riff au refrain, ça permet de bien décrasser, en particulier la trachée de Johann dont la voix crachotte pas mal aujourd'hui. En effet, ces célèbres élancées aigües et hurlées ont un peu de mal et raclent beaucoup. Non pas que ça dérange mais disons qu'on l'a déjà vu bien plus au point. Déjà que les guitaristes de ce groupes sont aux fraises au moindre solo, si en plus Johann se met à faiblir vocalement...



Mais bon, dès qu'il s'agit de gronder, il est toujours au top le gaillard ! Et devinez quel morceau arrive en deuxième position ? "Pursuit of Vikings" ! Je dois dire qu'on ne l'attendait pas si tôt mais on s'en fout, ça met tout le monde de bonne humeur et c'est tant mieux ! Pour le reste, le groupe déroule classiquement un best-of de ces derniers albums, "Twilight of the Thundergod" en tête avec l'éponyme (et son solo saccagé, comme d'habitude...), "Live for the Kill" et l'inévitable "Guardians of Asgaard" en clôture de set. Sinon oui, c'est vraiment du best-of, "Death in Fire" (morceau durant lequel aura lieu la SEULE tombée de pluie de la journée, il fallait le faire), "Runes to my Memory" ou encore "Destroyer of the Universe", avec même un avant-goût de l'offrande à venir.

Après, rien ne ressemble plus à un concert d'Amon Amarth qu'un autre concert d'Amon Amarth, mais ils ont su une fois de plus atomiser le public, servis par un bon son, une setlist "parfaite" (difficile de faire plus efficace) et une grosse bonne humeur en ce temps très estival.




Setlist :

War of the Gods
The Pursuit of Vikings
Destroyer of the Universe
Live for the Kill
Deceiver of the Gods
(nouveau morceau)
Runes to My Memory
Death in Fire
Twilight of the Thunder God
Guardians of Asgaard






Motörhead :


Dans la série des "groupes immuables qui font toujours la même chose mais qu'on va voir pour ça", voici le patron. Motörhead écume les routes en permanence et s'arrête quasiment jamais. Et pourtant le public ne semble pas se lasser, se déplaçant à chaque fois en masse pour voir ces légendes, en particulier Lemmy, véritable icône du monde du rock, approchant des 68 ans (tout de même !) et toujours au rendez-vous !

Alors bon, pour être honnête, l'âge commence à se faire sentir chez le bonhomme. Sa voix est moins rocailleuse, moins puissante, les tempo sont ralentis (sur certains morceaux c'est flagrant), mais pourtant il est toujours de bonne humeur, s'avérant particulièrement loquace aujourd'hui ! Multipliant les vannes, les phrases en français ("Say YES ! Say OUI !"), se fendant de plusieurs "Oh Yeah !" que l'on avait jusqu'alors très rarement entendus sortir de sa bouche, il n' a pas à dire, il a la pêche.



Et c'est un peu ça qui donne une saveur particulière au show, la maigre heure accordée ne permettant pas vraiment au groupe de prendre son temps. Du coup, le tout sonne très expéditif, on balance les tubes et puis voilà, les albums "récents" passent tous à la trappe hormis "I Know How to Die" en ouverture, pas de solo de batterie, c'est un peu un Motörhead partiel que nous voyons ici.

Malgré tout, en dépit d'un son un peu étouffé, l'impact est toujours là, les morceaux restent excellents et cela fait toujours plaisir de voir monsieur Kilmister car cela m'étonnerait de voir encore le groupe sur scène dans dix ans, même si je suis le premier à souhaiter d'avoir tort.




Setlist :

I Know How to Die
Damage Case
Stay Clean
Metropolis
Over the Top
Guitar Solo
The Chase Is Better Than the Catch
Rock It
Just 'Cos You Got the Power
Going to Brazil
Killed by Death
Ace of Spades
Overkill






In Flames :


On rajeunit un peu avec In Flames. Il est dommage qu'il fasse encore jour et que l'on soit privé de pyro/feux d'artifices mais il faudra bien faire avec. "Sounds of a Playground Fading" a maintenant deux ans mais le groupe est toujours là pour le défendre et c'est naturellement avec le titre éponyme que le concert commence. Premier constat : le son n'est pas terrible. On a un peu de mal à bien decerner tous les nuances de jeu et la voix d'Anders est parfois un peu noyée dans le mix. Dommage, surtout qu'il semble un peu bouffer certaines phrases, ne rendant pas la prestation d'une clarté exceptionelle.

Mais surtout, Anders a coupé ses cheveuuuuux ! C'est affublé d'une casquette qu'il apparait sur scène. Alors bon oui, c'est pas nouveau, ça fait plus d'un an que c'est comme ça, mais ça fait forcément un choc quand on le voit en vrai pour la première fois. Mais ce n'est pas ça qui va changer sa façon de chanter et sa voix toujours si particulière. Ce n'est pas ça non plus qui va changer la qualité des morceaux proposés même si "Only for the Weak" manque cruellement à l'appel... "The Quiet Place", "Cloud Connected", "System, "Take This Life", (presque) tout y passe et le groupe met du coeur à l'ouvrage.



Personnellement, j'aurais un peu plus de mal à rentrer dans le show par rapport à celui donné au Hellfest il y a cinq ans, il manquait un petit quelquechose. Alors oui, le groupe envoyait du bois, le "nouveau" guitariste est parfaitement intégré à la bande mais on avait l'impression que le "petit plus" n'y était pas, d'autant plus que beaucoup de temps morts seront à déplorer, cassant sévèrement le rythme de la prestation.
"Take This Life" et "My Sweet Shadow" expédiés et le concert est déjà fini. Bon, ils avaient un créneau d'une heure donc c'est normal, mais on (je) ne peut pas s'empêcher de penser que dans d'autres conditions le show aurait pu être un peu plus grandiose. (par curiosité, jetez un oeil sur youtube à celui du Wacken 2012, cela n'a rien à voir)




Setlist :

Sounds of a Playground Fading

Where the Dead Ships Dwell
Trigger
Cloud Connected
Ropes
Fear Is the Weakness
The Quiet Place
The Mirror's Truth
System
Deliver Us
Take This Life
My Sweet Shadow









Slayer :


Un autre monstré sacré, voici Slayer ! Plus que jamais dans les discussions après le décès de Jeff Hanneman et le départ/renvoi de Dave Lombardo, beaucoup se demandent ce que vont donner ces 62,5% de Slayer sur scène. Et bien en dépit des circonstances, du Slayer tout ce qu'il y a de plus classique. Les morceaux sont expédiés comme des obus, la puissance de frappe du groupe est intacte et le contraste entre leur comportement décontracté et la force des morceau est toujours saisissante.



Ceci dit, par rapport à d'habitude, davantage de place a été accordée aux morceau de l'ère "Bostaph", ce qui n'est certainement pas une coincidence. Mais sinon, "World Painted Blood" survit toujours dans les setlist, les classiques sont au rendez-vous, Kerry King continue son numéro de culbuto tandis qu'Araya tient son rôle de frontman et possède toujours une voix mordante. Par exemple il assure le fameux "cri" d'"Angel of Death" ce qu'il refusait de faire il n'y a pas si longtemps. Par contre le bougre a sérieusement pris du poids et de la barbe, en phase de "cavalérisation", il ne lui manque plus que les dreads. D'ailleurs, Gary Holt a lui aussi laissé pousser la barbe, ressemblant à Jamie Lannister.



Et puis surtout, Araya encaisse certainement mal le décès de son camarade. Si il était toujours connu pour être souriant sur scène, là on monte d'un cran, au niveau "bisounours". En effet, il remerciera plusieurs fois le public très sincérèment avec une voix émue toute douce, presque comme s'il s'excusait de nous déranger. Et derrière ces douces phrases, on se doute qu'il doit quand même en baver. Preuve s'il en est cette annonce un peu farfelue de "Dead Skin Mask" où il demandera "Vous voulez une chanson qui parle d'amour et de romance ? C'est le pays de l'amour et la romance ici, non ?". Et si aucun mot ne sera prononcé quant à Jeff ou Lombardo, un hommage sera fait en toute sobriété quand après le destructeur "Raining Blood", le backdrop change et apparait une image en l'honneur d'Hanneman, reprenant le fameux logo d'Heineken avec inscrit "Angel of Death - Hanneman - Still Reigning". Après tout, c'est sans doute la meilleure façon d'honorer sa mémoire.



Quant à la musique, ça reste du Slayer, le groupe déroule, ça fracasse et c'est tout ce qu'on leur demande. Ce soir Slayer n'a pas fait mieux ou moins bien que les autres fois, il est resté égal à lui-même mais dans un contexte aussi délicat pour le groupe (Lombardo reviendra-t-il un jour ? On en doute. Que va faire Gary Holt ?) a su montrer que sa force était intacte même si il y a moins de feu dans leurs yeux qu'avant.




Setlist :

World Painted Blood
Hallowed Point
War Ensemble
Hate Worldwide
Stain of Mind
Disciple
Bloodline
Mandatory Suicide
Chemical Warfare
The Antichrist
Seasons in the Abyss
Dead Skin Mask
Raining Blood
South of Heaven
Angel of Death






Korn :


Il fait désormais quasiment nuit et il est l'heure d'accueuillir Korn, qui tourne pour la première fois depuis sept ans avec Brian "Head" Welch qui avait à l'époque quitté le groupe. A l'origine prévu pour apparaître sur deux ou trois dates durant l'été, le projet s'est vite transformé en "toute la tournée" et le summum a été atteint lorsque tout simplement l'annonce fut "Head réintègre Korn et le groupe a déjà commencé à composer un nouvel album". Head de retour et c'est d'un seul coup Korn qui retrouve sa complétude. Non pas que le groupe ait eu quoi que ce soit à se reprocher sur scène pendant ce temps, mais visuellement il manquait un deuxième guitariste, il manquait le fait que l'on ait devant soit une bande porteuse de quelque chose de différent avec un son unique.

Et ce son unique, il rugit pour la première fois il y a des années au son de "Blind". Enorme donc qu'après une (un peu trop) longue intro entrecoupée de dialogues et autres bruits de saturation, le fameux tintillement de symbale se fasse entendre suivi de quelques coups de guitares et du célèbre "AAAARRRRRRRE YOUUUUUUUUU REAAAADYYYYYYYYYY". A ce moment là, c'est de suite la folie. A vrai dire, on ne pouvait rêver d'une meilleure entâme. Head est à fond comme à la grande époque et les autres membres ont retrouvé de leur superbe. Munky n'a plus à porter lui seul la "charge" d'être le guitariste sur scène, Fieldy a une classe folle (le maquillage de lunettes, fallait y penser !) et surtout Davis chante extraordinairement bien. Terminée l'époque où il devait inhaler de l'oxygène entre les morceaux, il ne prendra pas de pause et assurera son show comme un chef. On aura même le droit à ses fameux baragouinages, nottament sur "Twist".

Côté set-list, comme on pouvait s'y attendre, l'honneur est fait aux anciens (comprendre "période Head"), avec les cultes "Twist", "Shoot & Ladders", "Freak on a Leach", "Got the Life"... Mention spéciale à "Falling Away From Me" et "Here to Stay", morceaux qui déglinguent comme jamais. On regrettera tout juste que "Take a Look in the Mirror" ne soit représenté que par "Did my Time", oubliant donc au passage "Right Now" et "Ya'll Want a Single" mais bon à côté de ça, le groupe a quand même tenu à déterrer "Coming Undone", bien lourd et puissant, ainsi que deux extraits du dernier album de la bande, "The Path of Totality", à savoir "Narcissistic Cannibal" et "Get Up!" aux forts acents dubstep. Et croyez-moi, autant le premier reste assez calme, autant "Get Up!" possède une force de destruction assez incroyable ! Et d'ailleurs, une grosse partie du public est réceptive à ses morceaux, preuve qu'il ne s'agit pas que d'une lubie et que l'audience a adopté ces morceaux. On peut aussi préciser que de façon assez surprenante, le public n'est pas exclusivement composé de kids, la moyenne doit tourner autour des 30 ans, preuve que beaucoup de personnes ont su rester fidèle à cette institution (quoiqu'on en dise) qu'est Korn. Car bon, les mecs ont créé toute une branche du metal, ont un son unique et reconnaissable entre mille et accessoirement ont initié un paquet de gamins à la musique metal donc il n'est que justice que ce groupe qui a passé les vingt ans d'existence soit respecté par plusieurs tranches d'âge.

Avec un son d'enfer, une basse qui claque, un light show énorme, un Jon Davis en pleine forme (ce qu'il a maigri !), des messages de remerciements à la fin où Davis semble tout fou comme un gamin et content de dire que Head est de retour, je peux dire que ce concert était vraiment énorme, sans doute LA grosse claque de cette première journée, n'en déplaise aux râleurs. Korn n'était pas mort, Korn était vaillant mais cette fois-ci, Korn est vraiment de retour !




Setlist :

Blind
Twist
Chi
Falling Away from Me
Dead Bodies Everywhere
Narcissistic Cannibal
Coming Undone
Did My Time
Shoots and Ladders / Somebody Someone
Here to Stay
Helmet in the Bush
Need To
Lies

================
Get Up!
Got the Life
Freak on a Leash




Limp Bizkit :


Et pour finir la soirée, on enchaîne avec une autre gloire du neo-metal, Limp Bizkit ! Un peu en perdition depuis une dizaine d'années, le groupe trouve toujours le moyen de se placer haut sur les affiches de festivals et au final le public répond présent même si les derniers albums de la bande sont relativement tombés dans l'oubli et que l'on retient surtout Chocolate Starfish.



Mais ça ne va pas empêcher le public de s'amuser comme des petits fous dès que Durst & Co débarquent sur scène. Même si les gars sur scène tournent tous autour de la quarantaine, Durst est toujours fringué en skater qui couine et qui bouge ses bras comme un gangsta tandis que comme d'habitude, Borland est grimé en on ne sait pas trop quoi. Durst n'a pas beaucoup perdu de ses screams même si sa fameuse voix aigüe plaintive perce moins qu'à l'écoutumée. Et ce beau monde s'affaire sur scène et sautille dans tous les sens comme si ils avaient encore 20 ans et pour le coup on replonge quelques années en arrière. Entendre les "Hot Dog", "My Generation" et "My Way" fait remonter une certaine nostalgie et même si on a un peu perdu le groupe de vue, cela fait toujours bien plaisir de s'envoyer ces morceaux qui ont bercé l'adolescence de la plupart d'entre-nous.



Et on se dit que Fred Durst doit quand même y aller un peu en mode auto-dérision, arborant une surprenante barbe et continuant à déclamer des paroles puériles alors qu'il a dépassé les quarantes ans... Mais au final tant que tout le monde est dans le trip, ça passe, un fan sera invité sur scène pour "danser" avec le groupe durant tout un morceau, le concert se termine par les classiques et monstrueux "Take a Look Around" et "Rollin'", que demander de plus ?




Setlist :

Why Try
Full Nelson
Hot Dog
My Generation
Livin' It Up
Break Stuff
My Way
Faith
(George Michael cover)
Eat You Alive
9 Teen 90 Nine
Leech
Counterfeit
(en partie)
Pollution (en partie)
Take a Look Around
Rollin' (Air Raid Vehicle)




Se termine ainsi la première journée de ce festival, une journée très solide et qui n'aura globalement pas déçu même si la chaleur s'est avérée assez étouffante.
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Sonisphere France 2013
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